08 DéC 16 0 commentaire
Enquête médicale à la polyclinique

Enquête médicale à la polyclinique

 

À l’occasion de la semaine de la sécurité des patients, la polyclinique La Pergola a aménagé une « chambre des erreurs ». Elle est ouverte au public et au personnel de l’établissement.

 

Deuxième étage de la polyclinique La Pergola. Chambre n° 241. Une femme âgée de 62 ans est sur le point de partir au bloc opératoire pour la pose d’une prothèse totale de hanche du côté droit. Dans cette vraie chambre, la polyclinique a installé un mannequin avec un dossier médical et une prise en charge à l’occasion de la semaine de la sécurité des patients.

 

« Il y a vingt erreurs à trouver dans cette pièce », explique Laurence Favier-Ribeiro, directrice des soins infirmiers qui a participé à l’élaboration de ce jeu de piste. De la compresse ensanglantée déposée dans la poubelle de la salle de bains au mauvais dosage d’un médicament, les faux pas s’enchaînent.

« On veut sensibiliser les équipes médicales, paramédicales, le personnel administratif et également le public, indique Pascal Rivoire, le directeur de la polyclinique. Nous voulons travailler sur la prévention dans cette chambre des erreurs. »

 

Devant la porte d’entrée, un formulaire et une boîte aux lettres sont à la disposition des Sherlock Holmes qui souhaiteraient partager les résultats de leur enquête avec l’établissement. Si certaines irrégularités demandent des connaissances en pharmacologie, des maladresses peuvent être identifiées par les patients et leurs proches sans qu’ils soient pour autant diplômés de la faculté de médecine.

 

À commencer par ce plateau-repas entamé dans la chambre, alors que la patiente est sur le point d’être opérée. « Il faut être à jeun avant le bloc opératoire, rappelle Laurence Favier-Ribeiro. Les aliments ingérés peuvent passer dans les poumons ou dans les bronches pendant l’intubation. Il y a un risque d’étouffement et de mort. »

Le risque infectieux et « l’identitovigilance » sont d’autres thèmes abordés dans cette enquête. « Pour nous, la carte vitale du patient n’est pas fiable, souligne Pascal Rivoire. Un nom peut être mal orthographié » La carte d’identité est indispensable au personnel du bureau des entrées chargé de produire des étiquettes pour chaque élément de dossier.

 

Afin d’éviter des erreurs. Encore une fois. Et ne pas prendre un patient pour un autre ou pour une autre pathologie. « Dans la chambre, il y a justement une erreur, souligne la directrice des soins infirmiers. Le but est de faire comprendre au public pourquoi les infirmiers demandent son identité au patient vingt fois par jour et regardent son bracelet dix fois dans la journée. Nous avons des points de vérification à différentes étapes de la prise en charge. Quand elle survient, l’erreur est souvent collective. »

 

© La Montagne – 24-11-16 – Par Estelle Dissay estelle.dissay@centrefrance.com

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